lundi 29 septembre 2008
samedi 20 septembre 2008
Des néons sous la mer de Frédéric Ciriez
Après cela, une libraire m’a conseillé « Des néons sous la mer » de Frédéric Ciriez, autre premier roman français de la rentrée. Et là, un ovni ! J’ai trouvé ce livre surprenant à la fois par la forme et par l’histoire.
En 2012, le Fascinant, ancien sous marin militaire, a été transformé en bordel amarré dans la baie de Paimpol. Son nom : l’Olaimp, entre Paimpol et Olympe. Le sous marin est exploité par 12 prostituées réunies sous la forme d’un SARL. Le narrateur nous raconte la vie du sous-marin, de ses habitant(e)s, du bordel, dont il est « vestiaire ». Le récit, à l’atmosphère légèrement claustrophobique, est entrecoupé de « fugues », pendant lesquelles le narrateur prend l’air en moto dans les environs de Paimpol.
Il s’agit d’un roman poétique, imaginatif, construit de manière originale et ingénieuse sous forme d’une enquête sociologique. Un petit exemple de la poésie qui se dégage de l’écriture de Frédéric Ciriez : les titres de chapitres ; « Approche phénoménologique d’un bâtiment de la marine nationale », « Approche ethno-corporelle du personnel de bord »…
Jusqu’à la fin, le récit se tient et vous emporte, comme la mer, le sexe… Une vraie perle de la rentrée.
| | | |
Brève intervention d’actualité sur les e-readers
La sortie prochaine du reader Sony à la Fnac avec des contenus Hachette en exclusivité amène de nombreuses interrogations. Celles-ci sont liées au prix des livres numériques, à leur format et leur mode de protection, à la diffusion du livre en général (quelle place pour les librairies indépendantes dans ces nouveaux modèles ?), et à l’avenir de l’édition classique.
Avant de spéculer sur l’évolution du marché, la première étape pour moi a été de tester la bête ! J’ai eu l’occasion de tester un e-reader cet été pour lire des romans, le Cybook de Bookeen.
Mais après 5 minutes d’utilisation, je me suis faite au format, à changer fréquemment de page. J’ai constaté que l’outil était extrêmement léger et maniable. On peut le porter à une main, et l’on peut changer de page avec la même main. On peut aussi lire en posant la tablette. L’écran en « encre électronique » n’est pas rétroéclairé et offre un grand confort de lecture.
Je suis partie quelques jours en vacances et n’avait pas envie de porter plusieurs livres. L’e-reader est alors une solution idéale : pour le poids d’une livre de poche, on transporte jusqu’à 600 romans. Dans les transports (train/ métro), la maniabilité du support est idéale. Seul bémol, je ne prendrais pas la tablette sur la plage… de peur de l’abimer avec le sable. Le livre a encore de beaux jours devant lui!!!
